L’édito du 29 mai 2026

29.05.2026
3 min
Crédit : Elise Laperdrix

Chers Amis,

L’an dernier, la Fondation a soutenu plus de 700 actions qui ont été déployées partout sur le territoire. À l’image de « la Maison des familles » que vous avez découverte dans cette vidéo, ces actions ont permis à des milliers de personnes, adultes et enfants, de bénéficier de meilleures conditions de vie et d’habitat et de pouvoir enfin se projeter et envisager un avenir plus apaisé. Grâce à votre fidèle générosité et votre soutien, nos équipes salariées et bénévoles ont accueilli et/ou accompagné plus de 230 000 personnes en difficulté en 2025. Derrière ces chiffres, ce sont autant de vies préservées, de personnes qui se reconstruisent, de jeunes qui reprennent confiance…

Mais vous le savez, il reste beaucoup à faire sur le front de la lutte contre le mal-logement ;et alors que nous venons de battre ces derniers jours de nouveaux records de chaleur, des millions de ménages vivent dans de véritables « logements bouilloires », mettant en danger leur santé et celles de leurs proches. Pourtant, en juillet 2025, nous avons déposé une proposition de loi « zéro logement bouilloire » qui permettrait d’adapter les logements aux fortes chaleurs et protéger leurs occupants, en facilitant l’adoption de mesures de rafraichissement des logements et en systématisant la pose de protections solaires. Cette proposition de loi a d’ores et déjà été signée par plus de 150 députés issus de 8 groupes politiques différents, mais elle attend toujours d’être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et suscite trop peu d’attention de la part du gouvernement.

Rappelons pourtant que les personnes mal logées comptent parmi les premières victimes des risques climatiques, dont les canicules qui sont de plus en plus fréquentes et intenses.Avec l’arrivée des fortes chaleurs, un logement sur trois se transforme en bouilloire thermique, provoquant (ou aggravant) insomnies, mauvaises conditions de vie au quotidien, maladies chroniques et, dans le pire des cas, des décès.

C’est l’une des raisons qui a conduit la Fondation à agir en justice contre l’État en déposant,le 27 mai dernier, une intervention volontaire dans l’Action des Sinistrés climatiques devant le Conseil d’État, aux côtés des ONG de l’Affaire du Siècle. Une action ciblant l’insuffisance du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique mise en œuvre par le gouvernement et demandant sa révision.

Il faut en effet, sans attendre, transformer en profondeur la politique du logement afin de mieux répondre aux inégalités sociales et environnementales et rendre enfin effectif le droit à un logement digne pour toutes et tous.

C’est une question de justice et une question vitale pour des millions de Français.