Pourquoi cette étude sur l’impact et l’évaluation de la lutte contre le mal-logement dans le pays du Centre Ouest Bretagne ?
La Fondation avait plusieurs objectifs, le premier, évaluer et mesurer l’impact de nos actions en lien avec nos projets de territoires et notamment en milieu rural. Il était important d’avoir un regard extérieur, avec l’objectivité d’un cabinet, sans oublier la mobilisation des retours et des expériences des ménages précaires aidés.
Montrer que l’on peut combattre le mal-logement localement en appliquant certaines méthodologies, recettes, bonnes pratiques. Cela vient combattre le fatalisme et peut inspirer, au-delà de la Bretagne. Notre objectif était aussi de sensibiliser les nouveaux élus des territoires sur la nécessité de poursuivre l’utilisation des outils mis en place, notamment les cellules locales de lutte contre le mal-logement.
Quels sont les points saillants du bilan ?
La volonté politique est à l’origine de tout. Sans élu convaincu et prêt à mettre en place des outils et des financements, il est difficile de combattre le mal-logement à une petite échelle territoriale tant les difficultés priment ! On souffre vraiment d’un manque de diagnostics, de moyens humains, d’ingénieries, d’opérateurs et d’associations…
Il a fallu inventer, faire venir des associations, réfléchir à comment répondre aux besoins réels des ménages. Un travail au long cours mené par la Fondation qui a cherché à répondre à des questions que tous les acteurs concernés se posent : Comment lever les freins financiers ? Comment répondre sans stigmatiser les ménages ?
C’est pour cela que la Fondation a volontairement choisi le territoire le plus précarisé de Bretagne… et les résultats de nos actions sont très probants, au-delà de ce que nous pouvions prévoir. Il y a eu un effet d’entrainement des politiques publiques locales.
Quelle(s) priorité(s) à mettre en œuvre au plus vite ?
Rendre visible les outils de lutte contre le mal-logement dont l’efficacité est assez exceptionnelle au regard des échelles territoriales pour que les élus concernés se les approprient. Continuer à « aller-vers » les ménages précaires car l’on voit que partout les signalements baissent. Il faut également raccourcir l’accès aux différentes aides.
Rappeler que l’accompagnement (les accompagnements) ne doit pas être un facteur d’économie car sans cela le projet logement ou de rénovation du bâti ne peut aboutir.