Comme chaque année, ce 7e rapport de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels nous rappelle à quel point la réalité quotidienne des personnes vivant en habitat précaire (squats, bidonvilles, installations de tentes, abris de fortune, etc.) est difficile face aux expulsions répétées de leur lieu de vie.
Du 1er janvier au 31 décembre 2025, l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels a recensé 1 240 expulsions en France : 632 sur le littoral nord et 608 sur les autres départements. Dans 92 % des cas, une partie ou l’ensemble des personnes expulsées n’ont reçu aucune proposition d’hébergement ou de logement.
L’état des lieux est inquiétant : les habitants des lieux de vie informels sont les cibles d’expulsions à répétition. Une large part de celles-ci restent non anticipées et menées sans information préalable des personnes concernées. Dans le même temps, les expulsions sans fondement légal augmentent et la part d’expulsions lors desquelles des personnes ne reçoivent aucune proposition d’hébergement ou logement reste écrasante.
Année après année, les constats se répètent : le très grand nombre d’expulsions met à mal les parcours de vie des personnes. Face à ces expulsions quotidiennes et répétées, la précarité des personnes ne fait que s’accentuer : leur dignité, leurs droits et la perspective d’une vie meilleure sont bafoués.
Ces constats ont conduit à la rédaction d’une charte pour le respect des droits et la dignité des habitants de lieux de vie informels qui rappelle la nécessité de protéger les habitants lors de leur installation sur un lieu de vie, dans la mise en oeuvre des expulsions et face aux effets de celles-ci.